Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 12:37

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40 ans, 40 ans un peu plus ou un peu moins.

40 ans que nous avons quitté le pays de notre enfance, son ciel bleu, ses grands espaces, sa brousse, ses jacarandas, ses flamboyants, les sourires blancs dans les visages noirs, ces mains blanches et noires écrivant côte à côte dans les classes de l’Institut Marie-José et du Collège St François de Sales.

 

40 ans que nous avons perdu nos racines et un peu de notre cœur dans ce Katanga tant aimé.

 

40 ans que nous rêvions d’y retourner sans oser faire le pas.  Nous savons que le pays a changé, nous savons que les grands jardins ouverts ont fait place aux murs, grillages et barbelés, nous savons que la ville s’est développée un peu dans tous les sens, pas toujours de façon très heureuse, nous savons les coupures d’eau ou d’électricité, nous savons les restrictions et les contraintes.  Nous savons aussi que nous risquons d’être déçus, que nous risquons de ternir ces beaux souvenirs qui nous font rêver.

 

Au sein de Niambo, nous avons retrouvé l’amitié et l’amour partagé de l’Afrique.  Quelques voyages organisés par Paul Vannès nous ont déjà ramenés sur le continent africain : Kenya, Afrique du Sud, Namibie, Tanzanie. Notre ami Jean-Marie Delplancq, après un voyage d’exploration l’an dernier, nous a convaincus de franchir le cap et de retourner avec lui cette année dans le pays de notre enfance ensoleillée.

 

Nous sommes 8 à partir ce 21 août 2010 : Jean-Marie Delplancq, Françoise Devaux, Jacques Dressen et sa compagne Elisabeth Lebrun, Christiane Godeau, Danielle Grandjean et son frère Maurice, ainsi que Françoise Moehler – De Greef.  Huit, 8 grands sourires mais aussi 8 cœurs battants.  Nous savons que l’émotion sera au rendez-vous.  

 

Nous nous efforcerons de tenir ce blog pendant notre voyage afin de donner à la famille et aux amis la possibilité de suivre nos pas pour ce retour aux sources dans ce pays qui a tant compté pour nous.

 

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Par Françoise M
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 18:33

 

Blog 1

 

Jean-Marie

 

Bruxellois de naissance, je suis parti au Congo à l’âge de 2 ans : Kisangani, Kinshasa et enfin Lubumbashi.  Je suis rentré en Belgique en 1970 après avoir entamé mes études universitaires à  l’UOC.

Je suis  retourné pour la première fois à Lubumbashi en janvier 2009 pour rendre visite à ma fille partie enseigner à l’école belge quelques mois plus tôt.  J’en ai profité pour revoir les lieux privilégiés de ma jeunesse katangaise : Lubumbashi, Kolwezi, Kipushi (où j’ai plongé avec délices dans la piscine) et faire un reportage photo à montrer à mes amis restés en Belgique.  J’ai eu la chance inouïe qu’un ami, Marcel Yabili, mette sa voiture et son chauffeur à ma disposition, ce qui m’a donné une très grande liberté de mouvement.  J’ai fréquenté les milieux cossus  tout comme des endroits nettement moins courus, parmi la population locale. 

J’ai eu l’occasion de rencontrer la Ministre du Tourisme et de la Culture, J’ai été invité sur le plateau de la télévision avec mon ami Isaac Sumba, de Palma Okapi Tours, chacun étant invité à s’exprimer sur le Congo qu’il connaissait, pour moi le Congo d’avant 1970, pour Isaac le Congo actuel, le tout entrecoupé de quelques ballades à la guitare.

A mon retour, mes amis fascinés m’ont demandé d’organiser un « retour-aux-sources » et c’est ainsi qu’un premier groupe s’est constitué pour des retrouvailles avec le pays de leur enfance.  Ce voyage ne sera certainement pas le dernier car d’autres amateurs attendent pour se décider les commentaires des participants de ce premier groupe.

 

Danielle

 

Ce voyage représente pour moi l’occasion de me replonger dans ma jeunesse, prendre un bain de jouvence, sentir à nouveau l’odeur de la terre, et redécouvrir la lune dans sa beauté.  Revivre en symbiose avec la  nature sauvage.

Née à Coquilathville (actuel Mbandaka), j’ai vécu au Katanga à partir de l’âge de  2 ans. Je suis rentrée en Belgique en 1967 après ma rhéto ; une anecdote : Philippe Grandjean et moi étions dans la même classe et nous avons chacun  signé le diplôme de l’autre Grandjean.

J’aimerais revoir les  endroits clés de mon enfance et de mon adolescence, les maisons où nous avons habité, le Lycée Kiwele, la piscine de la ville, peut-être même refaire le circuit effectué lors de notre « sortie » de rhéto et qui nous a amenés, la nuit durant, à réveiller tous nos profs l’un après l’autre.  Revoir, Likasi, la Mine de l’Etoile dont l’eau turquoise nous faisait rêver et nous procurait un bien-être rafraîchissant. 

J’ai encore un cousin qui vit à Lubumbashi avec son épouse que je compte bien rencontrer autour d’un bon repas.

Que peut-on rêver de mieux que de passer de merveilleux moments avec un groupe hyper sympa dans des endroits idylliques.

 

Maurice, le frère de Danielle

 

Je suis né à Elisabthville en 1952 et ai quitté le Katanga en 1967 comme beaucoup de monde.

J’en conserve une véritable nostalgie. Je pense que mon épouse m’a laissé partir pour que je ne l’ennuie plus avec mes éternels regrets.  Mon beau-fils, lui, me dit que je serai extrêmement déçu parce que tout aura changé… mais on verra bien.

J’ai surtout envie de revoir les bâtiments où j’ai vécu, le Collège Saint François de Sales, découvrir si notre maison du square Uvira existe toujours et retrouver à la fois l’ambiance et les senteurs d’Afrique …   et, bien entendu, déguster à nouveau une bonne Simba ou une bonne Tembo.

 

Christiane

Je peux enfin réaliser un rêve qui me tarabuste depuis 44 ans.

Je suis née à Roscoff, Bretagne, et suis partie au Congo en 1960, juste après l’indépendance, à Usumbura d’abord puis Elisabethville en 1961.  Ce sont mes plus belles années.

J’ai bien entendu envie de revoir la maison, l’école, mais aussi découvrir des endroits que je n’ai pas eu l’occasion de voir à l’époque (les Kundelungu, la Lofoï….).

Nous sommes déjà en route mais je ne réalise pas encore que mon rêve se réalise enfin car j’ai tellement attendu :  les contraintes de la vie, famille, enfants m’ont retenue jusqu’ici. Seule, je ne serais pas partie e non plus, mais j’étais prête à franchir le pas lorsque ce projet de voyage en groupe a été lancé. Toute ma famille m’y a d’ailleurs encouragée.  ( Danielle rétorque que ce ne fût pas le cas pour elle ….)

 

Françoise D

 

Pour moi c’est vraiment un retour aux sources dans le pays que mon papa appelait déjà « son » pays.  En effet, il y était venu enfant en 1931 avec sa soeur, son père y étant arrivé  en 1929 bientôt suivi par son épouse et son plus jeune enfant.  Maman est venue rejoindre Papa en 1947 pour l’épouser.  Sur leurs 5 enfants, 4 sont nés à Elisabethville et un à Coquilathville.  Mon grand-père était architecte et travaillait pour la COFOKA à Kipushi. J’espère que lors de notre visite dans cette ville je pourrai retrouver sa maison qui, d’après Maman, était la première à gauche en arrivant à Kipushi à la fin des années 40.  Mes grands parents et mon oncle sont rentrés en Belgique après la guerre mais ma tante est restée au Katanga avec la famille qu’elle y a fondée.  Des cousins arrivés après la guerre ont renforcé la tribu Devaux.  Le Congo a toujours tenu une très grande place dans ma vie et celle de toute ma famille car nous y avons vécu de longues et heureuses années. 

Je suis rentrée en Belgique en 1966 après ma rhéto à l’Institut Marie José, suivie en 1967 par ma sœur Brigitte et en 1968 par le reste de la famille.  

A l’exception de vacances à Goma fin 1976, c’est la première fois que je retourne au Congo et je m’en réjouis beaucoup.  Je réalise que la ville aura beaucoup changé mais j’espère retrouver certains coins connus et découvrir la ville telle qu’elle a évolué au fil du temps ainsi que ses environs.

 

Françoise M

 

Mon père est parti au Congo en 1937 pour le BCK, rejoint par son frère quelques années plus tard.  Maman est allée rendre visite à son propre frère installé à E’ville en 1946… et y est restée pour fonder une famille.  Le Congo faisait donc partie de la tradition familiale des 2 côtés.  Mon frère et moi sommes tous les deux nés à Elisabethville que nous avons quitté, bien à contrecœur, en 1967, mon frère après une première année d’université, moi encore aux humanités.  Mais le Katanga et l’Afrique sont toujours restés dans nos cœurs.  Les contacts avec d’autres anciens du Katanga se sont espacés un temps, le temps de faire des enfants, de les voir grandir et quitter le nid, permettant à leurs parents de retrouver une certaine liberté et de renouer avec leurs amis d’enfance.  Le groupe Niambo, fondé en 1999, a permis de renforcer ces liens et de multiplier les contacts avec des personnes partageant les mêmes racines et cultivant un même esprit d’ouverture au cours d’activités communes, balades, visites culturelles et autres, sorties et  WE.  Quelques voyages aussi qui nous ont ramenés en Afrique (Kenya, Afrique du Sud, Tanzanie du Nord, Tanzanie du Sud), chaque fois un peu plus près de notre Katanga tant aimé.  Jean-Marie nous a proposé ce voyage, nous savons que nous pouvons compter sur place sur l’amitié de Marcel Yabili, notre Vice-président, et nous voici enfin en route vers le Congo, avec un espoir teinté d’appréhension mais aussi la certitude que ce « retour au sources » nous était nécessaire à cette période de notre vie.

 

Jacques

 

Je suis sans doute celui dont les attaches katangaises remontent le plus loin.  C’est dès 1912 que mon grand-père est arrivé à Elisabethville à l’UMHK comme comptable avant d’acheter une ferme quelques années plus tard.  Ma mère, son frère et sa sœur sont nés à E’ville.  Mon père, quant à lui,  est arrivé après la guerre, venant seconder son frère installé au Congo depuis les années 20.  Ce dernier développait des affaires dans différents secteurs et notamment dans l’immobilier.  Après le départ de sa femme pour la Belgique vers le milieu des années 60, mon oncle est encore resté au Katanga (jusqu’à sa mort en 1971) et y a fondé une nouvelle famille métisse que je n’ai jamais rencontrée mais je ne perds pas espoir de la rencontrer un jour et pourquoi pas durant ce séjour.

Je suis né moi-même à E’ville et suis rentré en Belgique en 1967 pour les études, revenant au Congo une année sur deux pour les vacances et pour la dernière fois en 1972, mes parents quittant le pays définitivement en 1973.

Pour ce « retour aux sources », c’est plus la curiosité qui m’anime que la nostalgie.  Ce qui m’intéresse surtout, c’est de me rendre compte de visu de l’évolution économique et sociale du pays.  Voir si les énormes développements de l’exploitation minière mèneront à la création d’une économie qui ne se contente pas d’exporter des produits bruts à trop faible valeur ajoutée mais au contraire à la création d’entreprises développant des produits finis ou semi-finis procurant davantage de travail  effectif et de bien-être social.

 

Elisabeth, la compagne de Jacques

 

La seule non africaine du groupe.  En bonne petite compagne soumise et obéissante, j’ai suivi l’actuel homme de ma vie.  J’en profiterai pour découvrir l’Afrique noire que je ne connais pas et ce dans des conditions de proximité que je n’aurais certainement pas eues dans le cadre d’un voyage organisé.

 

Blog 2

 

Par Niambo - retour au Katanga 21/08 - 5/09/2010
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 09:22

19h40, l’avion d’Ethiopian Airlines quitte la porte B 5.  Retrouvailles émues des 8 participants qui savent qu’ils s'apprêtent à vivre quelque chose d’extraordinaire.  Après un atterrissage quelque peu chaotique à CDG à Paris, nous voici repartis pour Addis-Abeba où nous arrivons à  6h30, heure locale, le 22/08 . Les magasins sont déjà ouverts et nous en profitons pour faire quelques emplettes et nous dégourdir les jambes.  Le 2ème vol : Addis-Abeba - Lilongwe - Lubumbashi nous amènera à l'aéroport de la Luano sans encombres vers 15h, ravis du service d'Ethiopian Airlines.  La piste nous semble dans un état moins catastrophique que nous ne le craignions mais surtout nous n'avons d'yeux que pour cet aérogare qui nous ramène tout droit 40 ans auparavant : il n'a pas changé !  Par contre, sur le tarmac, quelques avions qui relèvent davantage d'un musée que d'un aéroport international ! 

 

Et soudain, une merveilleuse surprise.  Notre ami Marcel Yabili est là, un grand sourire aux lèvres et un petit bouquet de fleurs pour chacune de ces dames !  Quelle charmante attention !  Isaac aussi est là, qui prend nos passeports et reçus de bagages.  Nous pouvons passer sans le moindre contrôle, Isaac s'occupe de tout.  Un petit couac cependant, deux valises ont perdu leur étiquette et cela demande quelques négociations pour les récupérer.  Nous voici bientôt attablés devant une bonne Tembo (les Simbas n'étaient pas froides) dans une de ces gargottes qui foisonnent autour du parking de l'aéroport.

 

Après un passage à l'hôtel pour nous débarbouiller et nous rappeler que nous sommes bien en Afrique, nous voici partis pour un petit concert donné en notre honneur par un trio bien sympathique, dont le chanteur-compositeur-interprète Sando-Rateau.  Superbe.  Chaque chanson est interprétée puis traduite et expliquée.  Des thèmes sociaux surtout : l'amour et la dévotion due à la mère, le respect dû aux anciens, toutes des valeurs encore bien ancrées dans la tradition congolaise et souvent trop oubliées chez nous.

 

Marcel nous accueille ensuite chez lui.  Il a également invité plusieurs amis et connaissances : Bernard Blampain et Martine, le Dr Parbhoo et son épouse, Suzanne et Nico Karantonis-Gilson, Placide Kaniki.  L'hospitalité africaine dans toute sa splendeur.  Cela nous fait tellement chaud au coeur.  Merci Marcel, cette première soirée katangaise fût un véritable bonheur.  

 

 

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Par Niambo - retour au Katanga 21/08 - 5/09/2010
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 00:52

Le groupe revient de 3 jours merveilleux dans le parc des kundeluncus, chutes de lofoi et de massansa.

 

Tout simplement fabuleux !

 

 

Un rapport plus complet arrivera sous peu !

Par Niambo - retour au Katanga 21/08 - 5/09/2010
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 19:51

blog 5

 

Nous étions supposés visiter Lubumbashi aujourd’hui mais nous sommes en Afrique et les programmes sont faits pour être changés n’est-il pas vrai ? Les horaires aussi ont souvent un goût d’incertain. Toujours est-il qu’il a été décidé de partir dès aujourd’hui pour les Kundelungu. Petite surpise quand nous apprenons que nous sommes supposés embarquer à 18 dans deux 4x4 prévus pour 14 maximum et ce avec tous nos bagages, vivres et boissons pour 3 jours. Finalement, un 3e véchicule nous est dévolu et c’est encore tout juste pour tout caser. L’émotion reviendra un peu plus plus tard lorsqu’au hasard d’un village, Isaac se renseigne pour acheter une chèvre. Heureusement celle-ci lui est refusée mais nous commençons à nourrir certaines inquiétudes quant à notre souper. De toutes façons, les volontaires ne se pressaient pas au portillon pour la tenir sur les genoux pendant le reste du trajet par ailleurs plutôt chaotique. Les 90 premiers kms se sont pourtant effectués sur une route superbe supposée relier Lubumbashi à Kisangani dans un avenir plus ou moins proche Pour l’instant, elle n’arrive que jusqu’à Kasenga. Mais ensuite…. On annonçait encore 90 kms de piste jusqu’à l’entrée du parc et cela nous a pris 3 heures, c’est tout dire ! De là il nous restait encore une trentaine de kms jusqu’au camp Katwe.

 

Mais il y avait quand même certaines compensations. Je ne dirai rien pour l’instant de Lubumbashi que nous n’avons fait que traverser un dimanche après-midi et que nous explorerons à notre retour. Mais la brousse retrouvée, les rivières dans lesquelles on voit les enfants se baigner ou qu’il nous faut traverser sur 2 passerelles pas trop assurées. Des villages innombrables le long de la route, ces enfants rieurs qui ne demandent qu’à se faire photographier, trépignent de plaisir lorsqu’ils voient l’éclair du flash puis s’esclaffent en voyant le résultat, ces jeunes mères et leur bébé accroché sur leur dos, toute cette chaleur... Tous ces grands sourires blancs dans ces minois tout noirs (de photographes nous sommes devenus "photologues" dans la bouche des enfants) et, bien entendu cette fameuse chèvre qu’on s’obstinait à refuser à Isaac. Nous sommes finalement arrivés au campement Katwe vers 10h30. La plupart d’entre nous sont logés dans deux nouveaux guest houses encore en cours d’aménagement mais plus que bienvenus après cette longue route, d'autant plus qu’on nous avait annoncé des tentes. L’effort de développement du tourisme en RDC est très perceptible. L’accueil au parc est des plus chaleureux, attentif et efficace. Espérons que d’autres touristes suivront nos traces et viendront découvrir ou redécouvrir ce beau pays, contribuant ainsi au développement du tourisme au Katanga.

 

 

blog 6 

Rem : nous n'avons que rarement accès à l'internet mais j'espère pouvoir vous donner demain la suite de cette merveilleuse excursion aux Kundelungus et ajouter quelques photos.

 

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Par Niambo - retour au Katanga 21/08 - 5/09/2010
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